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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 11:29

 

Les disparues de l'« Amphitrite » ne sont plus une « cargaison »

Publié le 06/09/2010 à 05h03

Le 31 août 1833, un drame effroyable s'est produit face au port sous les yeux de nombreux Boulonnais. Un navire anglais transportant des femmes déportées vers l'Australie a fait naufrage en refusant toute assistance. Aujourd'hui, après une enquête très minutieuse, Annpôl Kassis retrace dans un livre cette tragédie.

Les disparues de l'« Amphitrite » ne sont plus une « cargaison »Le 31 août 1833, un drame effroyable s'est produit face au port sous les yeux de nombreux Boulonnais. Un navire anglais transportant des femmes déportées vers l'Australie a fait naufrage en refusant toute assistance. Aujourd'hui, après une enquête très minutieuse, Annpôl Kassis retrace dans un livre cette tragédie.

PAR FRÉDÉRIC VAILLANT

boulogne@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX

« Sans les Boulonnais il n'y aurait rien, insiste Annpôl Kassis. C'est un livre collectif ».

Descendants de sauveteurs, archivistes, historiens ou journalistes ont aidé, encouragé cette professeure d'université pour ses recherches très fouillées sur cette dramatique fortune de mer qui a tant marqué les Boulonnais. C'est d'ailleurs à partir de cette date que sera réellement lancée la société humaine des naufrages.

Le 31 août 1833, une violente tempête drosse vers le port l'Amphitrite, un trois-mâts britannique. Le navire s'échoue en face de la plage et risque à la marée montante d'être fracassé par la mer en furie. Pierre-Antoine Hénin rejoint le navire à la nage pour prévenir l'équipage du danger. En revenant, il tente de ramener la ligne de bord, sans succès. Un canot de onze marins renouvelle cette tentative mais en vain. L' Amphitrite refuse toute assistance. En soirée, le navire se disloque et la foule de Boulonnais massée sur la plage découvre avec stupeur quelle était sa « cargaison ». Des dizaines de corps de femmes sont en effet rejetés sur le rivage par les flots déchaînés.

Leur crime, être pauvre

Outre le naufrage, Annpôl Kassis s'est intéressée au destin de ces 102 femmes, de 13 à 60 ans, certaines avec leurs enfants, réduites à n'être qu'une cargaison. Elle a épluché les registres, fouillé les rapports, exhumé des articles de presse pour nous détailler l'histoire de certaines d'entre elles dont le principal crime était d'être pauvre. En ce temps, le Royaume-Uni se débarrassait à peu de frais de ses indigents en les déportant en Australie. Comme Margareth, une veuve sans le sou qui avait volé une chemise et une paire de bas, ou Ann, accusée sans preuves qui a dû laisser ses quatre enfants. Grâce à ce livre, on sait désormais qui repose sous le mausolée de l'Amphitrite au cimetière de l'Est.

Le secret d'Audresselles

Trois marins ont survécu au naufrage du trois-mâts. Et s'il y avait eu d'autres survivants ? Comme dans un polar, Annpôl Kassis évoque un secret bien caché à Audresselles. Au sud du village au niveau du « Trou à l'Inglesse », deux femmes auraient été retrouvées sur le rivage. L'une respirait encore. Elle aurait refait sa vie à Audresselles, son secret bien protégé par la communauté des pêcheurs. Une seconde rescapée pourrait avoir eu le même sort à Boulogne-sur-Mer, suspecte l'auteure. À ces mystères s'ajoute un autre. Annpôl Kassis a déniché un ex-voto, aujourd'hui au musée de Fécamp mais à l'origine dans une église de Dunkerque. Il a été réalisé dix ans après le naufrage en hommage aux victimes. Qui était son commanditaire ? Un survivant ? •

Les Disparues de l'« Amphitrite » par Annpôl Kassis, aux éditions Janus. 19 euros. Le livre est disponible à la librairie L'Horizon, 6, bd Clocheville à Boulogne-sur-Mer. On peut également le commander auprès de son libraire.

La Voix du Nord

 

  Christina Henri, une australienne, souhaitait rendre hommage à toutes ces femmes, en nous demandant de confectionner des bonnets, car si toutes ces femmes avaient survécu, c'est ce genre de bonnets qu'elles auraient portées en tant que domestiques en Australie.

Elle souhaitait  inviter les personnes vivant en France mais aussi des gens vivant ou ayant vécu, dans les environs de Boulogne- sur-Mer, à prendre part à son projet de mémoire en faisant un bonnet en tissu.

Pour cela, elle utilise un modèle de bonnet colonial porté par les personnels affectés (femmes condamnées) en Australie.

Un modèle très simple, croyez moi.

Le nom de la personne dont il faut se souvenir sera brodé sur le bord du bonnet ainsi que le nom du navire et l'année où il a coulé   

et voici ma participation

 

 

2015-01-28 10.51.172015-01-28 10.50.472015-01-28 10.50.242015-01-28 10.49.54

 

Elysabeth MYNOR

Mathilda BUCKLEY

mortes noyées  au large de Boulogne sur mer en 1883
reposées en paix
nous ne vous avons pas oubliées

 

 

 

 

 

   

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

gascogne 30/01/2015 21:42

Très bel article,l'inhumanité est vraiment de toutes les époque ! il donne vraiment envie de lire le livre

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